> Le financement

Forte de sa solidité économique, la Fédération Française de Tennis est en mesure de payer presque intégralement le coût des travaux de modernisation du stade Roland-Garros, sans hypothéquer son avenir. Grâce également au soutien la Mairie de Paris.


Un investissement important mais à la portée de la FFT, c’est le résumé de la situation concernant l’aspect financier du projet de modernisation du stade Roland-Garros. Le coût estimé de cette opération s’élève à 273 millions d’euros (valeur 2015).


Une réserve de 50 millions dédiée aux investissements lourds

 

Si la FFT avait opté pour l’une des trois propositions de relocalisation ailleurs en Ile-de-France, la facture de 273 millions d’euros aurait été multipliée par deux. Mais, dans cette hypothèse, le modèle économique aurait été très différent puisque le nombre de spectateurs aurait été également multiplié par deux, compte-tenu d’une capacité d’accueil beaucoup plus importante.

Par ailleurs, tout ne sera pas à payer en une seule fois, puisque les travaux s’échelonneront sur quatre ans. Surtout, la Fédération peut financer cette addition : sa santé financière solide et sa gestion rigoureuse et avisée le lui permettent. En 2010, elle disposait d’une réserve de 50 millions d’euros destinée à des investissements lourds.



88% de l’investissement supporté par la FFT

 

Dans ce contexte, la FFT pourra régler l’essentiel du coût de réalisation de ce projet sans mettre en péril son avenir. Selon le plan de financement prévisionnel, elle prendra à sa charge 233 des 273 millions d’euros prévus, soit près de 88% de la facture. Son engagement prendra deux formes : la mobilisation de ses fonds propres (85 millions d’euros) et le recours à l’emprunt à hauteur de 148 millions d’euros (garantis à moitié par la Mairie de Paris). Le solde, c’est-à-dire 40 millions d’euros, devrait être financé grâce à l’obtention de subventions publiques dont une de 20 millions d’euros de la Mairie de Paris.



Un nouveau loyer pour les terrains

 

L’effort financier de la Fédération sera d’autant plus soutenable qu’elle devrait percevoir des recettes supplémentaires dans le futur grâce à la dynamisation du tournoi et qu’elle a obtenu de la part de la Mairie de Paris une convention d’occupation du domaine public sur les terrains nécessaires à son activité de quatre-vingt-dix-neuf ans. Cette durée exceptionnelle s’explique par l’importance des investissements supportés par la FFT.

 

En contrepartie, cette dernière devra verser une redevance annuelle à la Mairie de Paris. De 2012 à 2015, elle s’élèvera à 3 millions d’euros. A partir de 2016, c’est-à-dire quand le nouveau stade Roland-Garros sera achevé, elle atteindra 6 à 6,5 millions d’euros, et évoluera en fonction du chiffre d’affaires du tournoi. Ce loyer tient compte du caractère non lucratif de la Fédération.

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